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H2O sans frontières

Les actions de l’association H2O sans frontières

Organisme d’intérêt général, notre association mène depuis 1998, date de sa création, des initiatives de sensibilisation sur le thème de l’eau bien commun multidisciplinaire et transdisciplinaire auprès des populations d’Auvergne, et particulièrement, en partenariat avec l’académie de Clermont-Ferrand et de ses élèves, de la maternelle au lycée. Nous participons également à des actions internationales d’éducation et de coopération.

« Il ne suffit pas de penser quelle planète allons-nous laisser à nos enfants , mais surtout, quels enfants allons-nous laisser à la planète » 

L’eau doit rester un bien commun géré dans une perspective d’intérêt général, c’est aux citoyens d’en définir l’usage dans un esprit de justice sociale, de saine économie, et de respect de l’environnement. C’est sur ces bases que nous menons deux initiatives :

L’eau est passionnante, car :

  • elle est source de toutes formes de vie sur terre ;
  • elle est rassembleuse car multidisciplinaire ;
  • elle nécessite pour sa bonne gestion d’intégrer à notre société des valeurs qu’elle a tendance à perdre.

Il s’agit de favoriser la compréhension des phénomènes et de promouvoir des attitudes respectueuses, solidaires et citoyennes, de manière à restaurer une éthique relationnelle entre l’homme et l’eau sous tous ses aspects : scientifiques, économiques… mais aussi culturels.

L’eau est la plus vieille antiquité existant sur notre planète

L’eau a quatre milliards et demi d’années… et ce sont depuis les mêmes molécules en quantité identique.

Cette eau, nous l’empruntons, nous ne pouvons la posséder en termes de propriété, et nous devons la restituer dans un état ne portant pas atteinte à tout ce qui est vie sur terre aujourd’hui et demain.

Nous sommes constitués de 70% d’eau et non de pétrole… et nous ne pouvons donc pas considérer l’eau comme une banale marchandise.

L’eau est le Bien commun des humains mais aussi de l’ensemble du monde vivant

  • L’eau constitue le sujet de préoccupation majeure des populations de la planète. Il s’agit d’un problème de quantité et de qualité face auquel la responsabilité de l’homme est pleinement engagée car l’eau est trop souvent surutilisée, gaspillée et mal gérée. Quelques chiffres :
    • 97% de l’eau de la planète se situe dans les océans
    • l’eau douce ne représente que 3% de l’eau totale… elle est située essentiellement au niveau des icebergs et des calottes glaciaires. Seulement 0,1% de cette eau douce est disponible
    • 1 habitant de la planète sur 5 n’a pas accès à l’eau potable
    • 30 000 personnes meurent par jour en raison des problèmes liés à la quantité et à la qualité de l’eau
    • 70% de l’eau est consommée par l’agriculture, 22% par l’industrie, 8% par l’utilisation domestique
  • La quantité d’eau n’est pas extensible et pourrait devenir insuffisante de par l’hyper démographie et son gaspillage.
  • À cette crainte de manquer d’eau s’ajoute un problème de qualité lié aux multiples pollutions.

En polluant les zones humides, les lacs et les rivières, nous détruisons les écosystèmes naturels d’épuration et de régénération de l’eau potable. Nous polluons beaucoup plus vite que la nature ne se régénère.

L’eau n’est pas un simple mélange d’hydrogène et d’oxygène

Elle est multidisciplinaire et transdisciplinaire, ainsi est-elle : agriculture, économie, énergie, environnement, santé, science, sports, tourisme…

C’est aussi un bien culturel et spirituel en tant qu’élément purificateur dans bon nombre de religions et de sociétés traditionnelles. Compte tenu du nombre de ses acteurs,l’eau représente une formidable chance de rassemblement des populations du local à l’international.

Avec l’eau, nous pouvons partout contribuer à la réalisation un modèle éducatif réussi de démocratie :

  • en développant une intelligence collective et faire en sorte que notre système social fonctionne autrement que par antagonismes
  • en intégrant le partage du savoir, la connaissance de la culture de l’autre
  • en raisonnant en terme de pourquoi et pas seulement en terme de comment
  • en abandonnant notre anthropocentrisme en tenant compte du respect de toutes les autres formes de vie et pas uniquement les humains devant se considérer comme faisant partie de la nature
  • pour voir loin, il nous faut acquérir une mémoire longue, les anciens et les sociétés traditionnelles ayant depuis longtemps inventé le développement durable.
  • nos décideurs devront aussi intégrer à leur heure politique le temps de la nature car sur ce plan, les décisions ne recueillent leurs fruits souvent qu’après plusieurs décennies.
  • L’intelligence sera notre capacité à reconnaître et à respecter les limites de notre écosystème et de vivre avec. Notre siècle doit être celui de la sobriété… le moins pouvant être l’ami du mieux.