{"id":3327,"date":"2022-01-03T10:39:55","date_gmt":"2022-01-03T09:39:55","guid":{"rendered":"https:\/\/mediascol.ac-clermont.fr\/lycee-simone-weil-le-puy-en-velay\/?p=3327"},"modified":"2026-02-10T18:41:56","modified_gmt":"2026-02-10T17:41:56","slug":"bathysc-quoi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mediascol.ac-clermont.fr\/lycee-simone-weil-le-puy-en-velay\/2022\/01\/03\/bathysc-quoi\/","title":{"rendered":"Bathysc&#8230;quoi ?"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Pourquoi passer au Bathyscaphe ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir sillonn\u00e9 son \u00e9tendu \u00e0 la surface, la volont\u00e9 humaine d\u2019explorer les fonds des mers et des Oc\u00e9ans se fait rapidement ressentir. D\u2019un point de vue scientifique, cette conqu\u00eate sous-marine permettrait l&rsquo;extension des connaissances biologiques mais une r\u00e9elle curiosit\u00e9 reste la principale source de motivation. Afin de mener \u00e0 bien ses recherches, d\u00e8s 1821, Otto Barton con\u00e7oit un nouveau moyen d\u2019acc\u00e9der aux fonds marins : la bathysph\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Une bathysph\u00e8re est une capsule sph\u00e9rique sans autonomie, descendue sous l&rsquo;eau \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un c\u00e2ble. Gr\u00e2ce \u00e0 son invention, Barton r\u00e9alise un exploit en atteignant les 245 m de profondeur en 1930 puis les 923m deux ans plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>La bathysph\u00e8re pose malgr\u00e9 tout des probl\u00e8mes non n\u00e9gligeables et critiques. En plus de la pression due \u00e0 la profondeur, l&rsquo;un des probl\u00e8mes critiques concernant la bathysph\u00e8re est la r\u00e9sistance du c\u00e2ble car ce dernier est confront\u00e9 \u00e0 la houle oc\u00e9anique. La bathysph\u00e8re doit \u00eatre remplac\u00e9 par une technologie d\u2019exploration plus aboutie si on souhaite continuer les recherches sous-marines.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u2019est quoi un bathyscaphe ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le bathyscaphe est un engin sous-marin capable d&rsquo;explorer les fonds marins \u00e0 des profondeurs d\u00e9passant les 10.000 m.<\/p>\n\n\n\n<p>Contrairement \u00e0 son pr\u00e9d\u00e9cesseur, le bathyscaphe ne poss\u00e8de pas de c\u00e2ble.<\/p>\n\n\n\n<p>Un bathyscaphe est constitu\u00e9 d&rsquo;une lourde cabine sph\u00e9rique en acier, pouvant accueillir deux ou trois passagers, suspendue \u00e0 un<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Flotteur_(nautisme)\"> <\/a>flotteur rempli d\u2019essence l\u00e9g\u00e8re qui compense le poids de l&rsquo;ensemble selon le<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Pouss%C3%A9e_d%27Archim%C3%A8de\"> <\/a>principe d\u2019Archim\u00e8de. Le bathyscaphe descend par gravit\u00e9 et remonte en l\u00e2chant du lest.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh3.googleusercontent.com\/P6y3GmHLNjrSMARxvYx6XctlNZR-8JgfOUUEUMV4RSBrvYO7QGZHQv290scJvQe0NcqrPA2yP3uDlmMR5yUK8AAzL2ITk1F2yBWyvzQu_QEWR4eC-8e0mrkiE6T06omDym7h4Toi\" alt=\"bathyscaphe\" width=\"323\" height=\"292\" title=\"bathyscaphe\" \/><figcaption>Sch\u00e9matisation du fonctionnement d&rsquo;un Bathyscaphe<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Cr\u00e9ation et premiers usages du Bathyscaphe <\/strong><strong><em>FNRS 2<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 en 1884, le physicien Auguste Piccard se sp\u00e9cialise dans l\u2019oc\u00e9anologie afin de continuer l\u2019exploration sous-marine en prenant en compte les diff\u00e9rentes probl\u00e9matiques que posaient les bathysph\u00e8res. En supprimant le syst\u00e8me de c\u00e2ble, Piccard aboutit \u00e0 un engin bien plus imposant : le bathyscaphe en 1948. Il choisit de le baptiser <em>FNRS 2<\/em> en reconnaissance envers le Fonds National de la Recherche Scientifique, organisme belge qui l&rsquo;a toujours soutenu dans ses tentatives de recherches m\u00eame durant la Seconde Guerre mondiale compromettant massivement l\u2019avanc\u00e9e scientifique de l\u2019oc\u00e9anologue. Le bathyscaphe s\u2019immerge pour la premi\u00e8re fois au large du Cap-Vert, au S\u00e9n\u00e9gal. Une s\u00e9rie d\u2019essais est r\u00e9alis\u00e9e: une premi\u00e8re plong\u00e9e \u00e0 25 m\u00e8tres, apr\u00e8s une plong\u00e9e d\u2019un quart d\u2019heure, les vannes remplies lors de l\u2019immersion sont d\u00e9lest\u00e9es pour permettre \u00e0 l\u2019engin de regagner la surface. Cette premi\u00e8re man\u0153uvre a pris 12 heures tant le projet \u00e9tait ambitieux et risqu\u00e9. Le second essai, r\u00e9alis\u00e9 quelques jours plus tard sans passager, envoie le submersible \u00e0 1 380 m\u00e8tres de profondeur en automatique. La mer ayant vari\u00e9 lors de la descente, la r\u00e9cup\u00e9ration du submersible a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie par un remorquage par flotteur endommageant tout l\u2019engin.Le <em>FNRS 2<\/em> a d\u00e9montr\u00e9 la validit\u00e9 du bathyscaphe et aussi la n\u00e9cessit\u00e9 de construire un submersible qui doit \u00eatre remorqu\u00e9. N\u00e9anmoins, n&rsquo;ayant pas eu de record humain, l&rsquo;opinion publique est assez partag\u00e9e. Le concept du bathyscaphe ne devra sa survie qu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9termination du professeur Piccard et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat que lui portent quelques officiers de la Marine nationale fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une \u00e9volution \u00e0 travers les records scientifiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9volution du bathyscaphe est par la suite d\u00e9termin\u00e9e par l&rsquo;invention de nouveaux mod\u00e8les toujours plus performants. De cette mani\u00e8re on observe une r\u00e9elle avanc\u00e9e scientifique et technique autour de l\u2019engin subaquatique en 35 ans seulement.<\/p>\n\n\n\n<p>Suite aux premiers exploits du professeur belge Piccard en 1948,c\u2019est toute l\u2019Europe qui se lance dans le domaine du bathyscaphe :<\/p>\n\n\n\n<p>-En 1954 est \u00e9tabli le FNRS 3 construit en co-production entre le FNRS belge et la marine nationale fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>-En 1961, le bathyscaphe ARCHIM\u00c8DE construit par la marine nationale fran\u00e7aise&nbsp; permet d\u2019atteindre un record surr\u00e9aliste : descendre en dessous des 11 000 m de profondeur.<\/p>\n\n\n\n<p>-En 1964 l\u2019Italie s\u2019accorde avec la Suisse pour fabriquer le TRIESTE, ensemble ils \u00e9galisent le record des 11 000 m de profondeur pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9tabli.<\/p>\n\n\n\n<p>Par la suite, le projet bathyscaphe traverse l\u2019Atlantique pour rejoindre la c\u00f4te Est \u00c9tats-unienne. Est alors \u00e9labor\u00e9 le TRIESTE 2 par l\u2019US Navy :<\/p>\n\n\n\n<p>-d\u2019abord en 1964, cette premi\u00e8re version atteint les 4 000 m de profondeur.<\/p>\n\n\n\n<p>-puis en 1966 avec une seconde version qui atteint les 6 000 m de profondeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Malheureusement pour atteindre ces records, la construction des bathyscaphes n\u00e9cessite une conception dans le monde entier.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des contraintes majeures&#8230;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La sph\u00e8re des bathyscaphes est en acier, donc tr\u00e8s lourde. Et pour assurer leur flottabilit\u00e9, on a fait appel \u00e0 de l&rsquo;essence (densit\u00e9 plus faible que l&rsquo;eau, mais n\u00e9anmoins relativement \u00e9lev\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<p>Au total, l&rsquo;engin est lourd et volumineux. Il ne peut \u00eatre embarqu\u00e9, mais doit \u00eatre remorqu\u00e9 jusqu&rsquo;au lieu de plong\u00e9e. Et au fond, il s&rsquo;av\u00e8re peu man\u0153uvrant.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, il faut par exemple pour l&rsquo;Archim\u00e8de, 19 tonnes de grenaille \u00e0 chaque plong\u00e9e profonde, 2 jours pour refaire tous les pleins, et un retour au port toutes les 3 plong\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;arriv\u00e9e de nouveaux mat\u00e9riaux (titane, mousse syntactique), et aussi une ambition moins grande en termes de profondeur, va permettre la mise au point de sous-marins maniables et l\u00e9gers (donc remarquables).<\/p>\n\n\n\n<p>Le bathyscaphe cr\u00e9\u00e9 par Auguste Piccard n\u2019est donc pas l\u2019engin d\u2019avenir qu\u2019il esp\u00e9rait mais restera malgr\u00e9 tout un engin pour l\u2019avenir, un engin qui a fait avancer la recherche sous-marine et qui a permis de faire \u00e9voluer les v\u00e9hicules subaquatique pour atteindre la finalit\u00e9 actuelle du sous-marins devenu aujourd\u2019hui, en plus d\u2019un outils d\u2019exploration, un r\u00e9el facteur de l\u2019emprise de l\u2019Homme sur les mers.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir sillonn\u00e9 son \u00e9tendu \u00e0 la surface, la volont\u00e9 humaine d\u2019explorer les fonds des mers et des Oc\u00e9ans se fait rapidement ressentir. 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