
Le jeudi 30 mars après-midi, la classe de CM1/ CM2 de l’école de Polminhac a été invitée dans le cadre d’une coopération pédagogique et dans l’objectif d’initier une découverte d’ateliers techniques.
Répartis en trois groupes, les 22 écoliers sont venus participer à trois ateliers, à tour de rôle :
- technologie avec Grégory, éducateur technique,
- pâtisserie avec Georges, éducateur technique,
- découverte du monde avec Paul, enseignant spécialisé.

Dans le premier atelier, on mesure, on perce, ou coupe, on plante. A la sortie ? Un mini potager en bois et verre où poussera du basilic. Sur les établis, entre les outils, on s’initie à la « technologie ».

Dans le deuxième atelier, on chauffe, on remue, on étale, on lèche en cachette le chocolat échappé d’une cuillère.
Résultat ? Des petits poissons, gros œufs et autres belles poules de Pâques qui seront vendus au profit de l’Association des Parents d’Élèves de l’école pour notamment financer une semaine à la mer au mois de juin. Au menu, cours de chocolaterie dans une vraie cuisine de professionnel, avec tabliers et toques.

Dans le troisième atelier, plus classique, on apprend tout sur le cacao, son mode de culture, les pays où il est produit, ses qualités nutritionnelles. Et on repart avec un livret très complet, après cette leçon d’éducation à l’alimentation.
Pendant plus de 3 heures, Martin, Lily, Sarah, Sacha et les autres apprennent autrement. « Ici, on laisse parler l’intelligence des mains » souligne Grégory, éducateur technique.
Dans le cadre de ce projet, on découvre un établissement inconnu où les élèves ne sont jamais venus. Pourtant, ils passent toutes leurs matinées avec Timéo. Mais c’est lui qui tous les jours fait le chemin du DITEP vers l’école. On appelle ça l’école inclusive, qui vise, selon la définition de l’Education Nationale à « assurer une scolarisation de qualité pour tous les élèves par la prise en compte de leurs singularités et de leurs besoins éducatifs particuliers ».
Timéo est tout sourire quand on lui demande ce qu’il pense de l’après-midi où ses copains et copines de CM1-CM2 de l’école de Polminhac, ont passé au DITEP.
Alors pour une fois, on bouleverse un peu le programme en inversant les rôles. En amenant toute la classe au DITEP, « on rééquilibre le principe de l’école inclusive» se félicite Paul Valentin, enseignant spécialisé du DITEP, « aujourd’hui, nous accueillons des élèves hors champ du handicap car nos pratiques différenciées peuvent créer un décalage, insuffler une bouffée d’air et constituent un atout apporté par le secteur spécialisé vers l’école dite ordinaire ».

Julien Valette, l’enseignant de la classe de CM1-CM2 et directeur de l’école, est ravi de ces nouveaux liens qui se tissent entre les établissements qui existent dans le village, lui qui plaide pour la construction de passerelles entre toutes les structures de proximité œuvrant dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse.
Il y a quelques mois, l’école de Yolet avait déjà poussé les portes du DITEP pour des « leçons » grandeur nature. D’autres groupes pourraient suivre, toujours avec la même envie de conjuguer l’inclusion à tous les temps et sur tous les modes.
Article rédigé par le DITEP du Cansel
