Le 7 avril 1994, le Rwanda bascule dans l’horreur. En l’espace de cent jours, entre 800 000 et un million de personnes, majoritairement des Tutsis, sont massacrées à travers tout le pays. Organisé par des extrémistes hutus et soutenu par les autorités en place, ce crime de masse devient l’un des génocides les plus rapides et les plus meurtriers du XXe siècle.
Comment la mémoire du génocide des Tutsis s’est-elle construite et transmise depuis 1994 au Rwanda ?
Aujourd’hui, il est important de se souvenir de la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda. Cette journée a été créée en 2003 par l’Assemblée générale des Nations unies afin de rendre hommage aux victimes. En effet, le 7 avril 1994 marque le début du génocide des Tutsis au Rwanda. En l’espace de trois mois, entre 800 000 et un million de Tutsis ont été assassinés, ainsi que des Hutus modérés qui tentaient de s’opposer aux massacres.
Chaque année, le 7 avril, le Rwanda entre dans une période de recueillement national. À Kigali, des milliers de personnes se rassemblent pour commémorer les victimes. Une marche du souvenir est organisée, symbole de la volonté du pays de préserver la mémoire de ce crime de masse.
Le génocide des Tutsis ne fut ni spontané ni inévitable : il fut le résultat d’une idéologie de haine, préparée et exécutée par l’État rwandais de l’époque, et il est aujourd’hui reconnu par la communauté internationale.
Au-delà du souvenir, cette commémoration s’inscrit également dans une démarche de prévention des génocides. En luttant contre le négationnisme et l’oubli, la mémoire collective constitue un pilier essentiel de la reconstruction nationale et de la justice.
L’histoire du terme « génocide »
Le terme de « génocide » a été créé par Raphaël Lemkin, qu’il définit comme « des tueries visant des personnes en raison de leur appartenance à un groupe en particulier (un peuple, un groupe ethnique ou religieux) ». Étymologiquement, « geno » signifie le peuple ou la tribu en grec, et « cide » signifie tuer en latin. Mais, il faut savoir que cette notion de génocide possède une longue histoire …
Raphaël Lemkin est né en Pologne, d’origine juive. Étudiant en droit, il étudie le massacre des Arméniens (1915), et celui-ci est sous le choc car les responsables ne sont pas réellement punis. Il décide alors de faire de ces crimes, hors de portée du droit, sa spécialité juridique.
La Seconde Guerre mondiale (1939-1945) marque une rupture. L’Allemagne envahit la Pologne, ce qui amène Lemkin à fuir aux États-Unis. Toute sa famille est assassinée. Cette perte personnelle renforce sa détermination : il faut un mot, une loi, pour qu’un crime comme celui-ci soit reconnu.
En 1944, Lemkin publie un livre fondamental : Axis Rule in Occupied Europe, dans lequel il analyse les politiques nazies et démontre qu’elles visent l’extermination, la destruction des cultures et l’effacement de certains peuples. Il reprend le terme de génocide (qui existe déjà mais n’a aucune valeur juridique), et en donne la première définition : « La destruction d’une nation ou d’un groupe ethnique visé en tant que groupe, par différents moyens visant à détruire les fondements essentiels de la vie des groupes nationaux. »
Le 1er octobre 1946, après la Seconde Guerre mondiale, les principaux dignitaires nazis arrêtés par les Alliés sont jugés lors des procès de Nuremberg, dans lesquels Lemkin souhaite que le terme de génocide soit intégré.
Malheureusement, ces crimes sont le plus souvent associés à la notion de « crimes contre l’humanité », et ne sont pas reconnu comme des crimes autonomes. Pour Lemkin, cela reste une demi-victoire.
Après ce procès, Lemkin passe ses journées dans les couloirs de l’ONU et rencontre chaque délégation une par une pour essayer de convaincre diplomates et ambassadeurs. De nombreux États s’opposent à son projet par peur d’être accusés de crimes coloniaux. Par exemple, l’URSS refuse la notion de génocide culturel, tandis que d’autres veulent limiter le crime aux seuls massacres physiques.
Lemkin est obligé de céder sur plusieurs points, notamment sur l’idée de génocide culturel, qui est retirée. Sa définition est alors restreinte, mais il accepte, car « mieux vaut une loi imparfaite que pas de loi du tout ».
Le 9 décembre 1948, l’ONU adopte la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Le terme de « génocide » devient officiellement un terme juridique utilisé par le droit international. Il devient un crime international, imprescriptible et punissable, même en temps de paix.
Malheureusement, Lemkin meurt en 1959, presque inconnu. Son nom est longtemps oublié tandis que son concept, lui, devient central.
Raphaël Lemkin a passé plus de 30 ans, seul contre les États, à transformer une intuition morale en une norme juridique mondiale.
Le Rwanda : un génocide planifié et non spontané

Les prémices : un pays déjà marqué par des tensions, dues aux distinctions historiques et politiques entre Hutus et Tutsis
À l’origine, le Rwanda est divisé en plusieurs groupes sociaux, notamment les Hutus et les Tutsis. Avant la colonisation, les Tutsis étaient surtout des éleveurs et occupaient souvent des postes importants. Les Hutus, eux, étaient principalement agriculteurs et avaient moins de pouvoir.
Pendant la colonisation allemande puis belge, les Européens ont favorisé les Tutsis, ce qui a renforcé les différences. Les autorités coloniales belges ont transformé ces catégories sociales en identités ethniques fixes, notamment en mentionnant les groupes sur les cartes d’identité.
Elles décrivaient les Hutus comme moins intelligents et les Tutsis comme supérieurs, sans aucune preuve scientifique. La distinction entre Hutus et Tutsis était à l’origine sociale, mais la colonisation l’a transformée en division ethnique durable, ce qui a contribué aux graves tensions du pays.
Avant 1959, le Rwanda était dirigé par une monarchie Tutsie, soutenue par la Belgique. La majorité Hutue y était marginalisée politiquement.
En novembre 1959, la monarchie est abolie et des violences éclatent après des tensions politiques. Des révoltes paysannes Hutues visent les élites Tutsies. Des discriminations sont imposées aux Tutsis. Des pogroms (attaques à caractère raciste ou xénophobe, accompagnées de pillages et de massacres, le plus souvent perpétrées par des groupes sociaux, politiques ou religieux, sans réaction des autorités) sont perpétrés contre les Tutsis et les obligent à s’exiler à partir des années 1960. Ils deviennent des « réfugiés de longue durée », privés de leur droit au retour.
L’indépendance
En 1962, le Rwanda devient indépendant et les Hutus prennent le pouvoir politique. Un nouveau régime républicain, dirigé par Grégoire Kayibanda, instaure une politique de discrimination institutionnelle visant à marginaliser les Tutsis dans l’éducation et l’accès aux postes de responsabilité afin de les empêcher de reprendre le pouvoir.
Des massacres de civils éclatent à la suite de tentatives de retour d’exilés tutsis depuis le Burundi. Par exemple, entre Noël 1963 et janvier 1964, dans certaines régions du centre et du sud du pays, 10 000 à 20 000 Tutsis sont assassinés dans les campagnes. Certains intellectuels, comme le prix Nobel Bertrand Russell, parlent alors de « l’un des massacres les plus horribles et systématiques depuis l’extermination des Juifs ».
En 1973, Juvénal Habyarimana prend le pouvoir par un coup d’État. Les premières années sont plus calmes, mais le système de discrimination reste intact. Celui-ci refuse le retour des exilés Tutsis, affirmant que le pays est trop petit pour les accueillir. Face à ce refus, les enfants des exilés créent le Front patriotique rwandais (FPR).
Une guerre civile éclate le 1er octobre 1990. Elle oppose l’armée gouvernementale rwandaise au Front patriotique rwandais. Le FPR lance une offensive militaire depuis l’Ouganda afin de forcer le retour des réfugiés.
D’un côté, Habyarimana, pour souder la population derrière lui, présente tous les Tutsis de l’intérieur comme des complices des « envahisseurs ». De l’autre, les médias extrémistes, comme Radio Télévision Libre des Mille Collines, diffusent une propagande de haine contre les Tutsis, les qualifiant de « nuisibles ».
Les extrémistes commencent alors à préparer le massacre. Des milices comme les Interahamwe sont créées ; elles sont composées de civils et non de soldats.
Le climat est donc très tendu et devient propice à des violences massives.
Le déclenchement
Le 6 avril 1994, un attentat a lieu : l’avion du président Juvénal Habyarimana est abattu près de Kigali. Le président meurt ainsi qu’une dizaine d’autres passagers. Les extrémistes hutus accusent immédiatement les Tutsis et le FPR. Cet événement devient l’élément déclencheur d’un génocide déjà planifié par les extrémistes hutus, servant alors de prétexte.
Dès le lendemain, le 7 avril 1994, le génocide commence : les listes de personnes à abattre sont déjà prêtes.
Les massacres prennent la forme d’une extermination systématique visant l’anéantissement d’un groupe identifié sur des critères ethniques.
Les militaires, les milices (Interahamwe), ainsi que des civils et des policiers hutus passent à l’action. Les opposants politiques hutus modérés sont assassinés pour « trahison » et les Tutsis sont systématiquement recherchés, pillés, leurs biens sont détruits, ils sont dénoncés à la radio puis assassinés. Des regroupements sont organisés pour inciter et coordonner les massacres.
Des barrages routiers sont installés pour contrôler les papiers d’identité. L’appartenance ethnique (Tutsi ou Hutus) étant mentionnée sur les papiers, cela facilite le repérage des Tutsis.
Entre avril et juin 1994, des groupes armés et des milices recherchent les Tutsis et les assassinent. Cette guerre prend la forme d’une violence massive impliquant également des civils qui s’entretuent.
Les massacres deviennent nationaux et organisés. Ils sont encouragés par la propagande. Les radios appellent à dénoncer les Tutsis et à « tuer les cafards », selon leurs termes. Les tueurs sont encouragés et félicités pour leurs actes, sans aucune sanction judiciaire. Les victimes sont déshumanisées afin de rendre leur meurtre acceptable aux yeux des civils. Les populations sont incitées, voire forcées, par les autorités locales à tuer leurs voisins ou d’autres personnes. Les opposants sont menacés ou assassinés. Les assassinats ont lieu partout et deviennent systématiques : dans des églises, des écoles, des stades, des bâtiments publics ou administratifs.
Le rôle controversé de la communauté internationale
Malgré les alertes, l’inaction de la communauté internationale révèle une défaillance majeure du système de sécurité collective de l’ONU. Les grandes puissances interviennent très peu. Les casques bleus belges sont retirés. Le mot « génocide » est longtemps évité, alors même que les massacres se déroulent sous les yeux de l’ONU. Le Rwanda se sent pratiquement abandonné.
En juin 1994, la France décide de mener au Rwanda l’opération Turquoise, sous mandat de l’ONU. Cette opération a pour objectif de créer une « zone sûre » afin de protéger les civils rwandais. Cependant, elle arrive tardivement, à la fin du génocide, et est critiquée pour avoir protégé certains membres du gouvernement responsables du génocide, leur permettant de fuir le pays.
La victoire du FPR et la fin du génocide
Les massacres durent environ trois mois. En juillet 1994, le génocide prend fin lorsque le FPR l’emporte militairement, prend Kigali et contrôle le pays. Le gouvernement génocidaire fuit vers le Congo.
Les massacres contre les Tutsis cessent progressivement.
Bilan
Ce génocide constitue l’un des crimes de masse les plus rapides du XXe siècle et marque durablement l’histoire du Rwanda et celle du droit international.
Son bilan est terrible : environ 800 000 à 1 million de morts en 100 jours, principalement des Tutsis. Les victimes sont majoritairement des hommes et des enfants. De nombreuses femmes et filles ont été violées par des hommes contaminés par le VIH, et des outrages ont parfois été commis sur les corps des victimes. On compte également des victimes hutues, notamment des modérés opposés au régime.

Après le génocide, l’ONU crée des tribunaux internationaux ainsi que des juridictions locales (gacaca) pour juger les responsables. Des politiques de réconciliation nationale sont mises en place, avec notamment l’interdiction officielle des divisions ethniques. Le pays se reconstruit lentement, mais les traumatismes restent profonds.
Les tribunaux Gacaca
À l’origine, les tribunaux Gacaca sont des tribunaux traditionnels rwandais. Ce sont des assemblées locales qui se tiennent en plein air, souvent assises sur l’herbe. Elles sont présidées par les anciens du village et servent à régler des conflits familiaux ou des problèmes de voisinage dans les collines.
Après le génocide de 1994, le pays est dévasté. Les soldats du FPR découvrent des villages détruits et le système judiciaire est complètement paralysé.
Plus de 130 000 personnes sont emprisonnées, accusées d’avoir participé aux massacres.
Avec une justice classique, il aurait fallu plus de 200 ans pour tous les juger.
En 2001, le gouvernement décide donc de réactiver les tribunaux Gacaca.
L’objectif est de juger rapidement les personnes accusées et de favoriser la réconciliation au niveau local. Les habitants assistent aux procès, les accusés peuvent avouer leurs crimes, demander pardon et, dans certains cas, voir leur peine réduite.
Les tribunaux Gacaca fonctionnent jusqu’en 2012. Au total, ils organisent près de 2 millions de procès et prononcent plus de 1,7 million de condamnations.
Conclusion du massacre
Le génocide des Tutsis en 1994 ne constitue pas seulement l’un des crimes de masse les plus rapides du XXe siècle. Il représente aussi une rupture majeure dans l’histoire du Rwanda et dans celle du droit international. Face à l’inaction de la communauté internationale et aux fractures profondes laissées par les violences, le Rwanda a fait de la mémoire un outil central de reconstruction nationale. À travers les commémorations et les mémoriaux, le pays cherche à transmettre le souvenir des victimes, prévenir le négationnisme et reconstruire une unité nationale durable. Ainsi, la mémoire n’est pas seulement un devoir envers le passé : elle devient un fondement essentiel de l’avenir.
La mémoire
La mémoire se définit comme une aptitude psychique permettant de représenter le passé ; c’est un rapport vivant au passé, souvent chargé d’émotions et d’expériences personnelles ou collectives.
Elle se construit à partir de souvenirs, de témoignages et de traces matérielles ou immatérielles.
Elle peut être individuelle (souvenirs personnels) ou collective (mémoire d’un groupe, d’une nation ou d’une communauté).
Elle est toujours influencée par le présent, ce qui peut entraîner des simplifications ou des modifications de certains événements.
La mémoire se distingue de l’histoire, qui est une démarche scientifique visant à reconstituer le passé de manière critique à partir de sources vérifiables. Alors que l’histoire recherche l’objectivité et la vérité historique, la mémoire est subjective et émotionnelle.
Elle s’inscrit souvent dans un « devoir de mémoire », c’est-à-dire la volonté morale et politique de transmettre le souvenir d’un événement traumatique afin d’éviter sa répétition.
Elle peut être mobilisée pour renforcer l’identité d’un groupe. En effet, les États peuvent ainsi mettre en place de véritables politiques mémorielles, c’est-à-dire des actions officielles visant à encadrer la manière dont un événement est commémoré et transmis, ou servir des objectifs politiques et symboliques. C’est le cas du Rwanda, où la mémoire du génocide des Tutsis se transmet par plusieurs moyens.
Les commémorations officielles
Le 7 avril marque le début du génocide en 1994. Aujourd’hui, cette date est devenue une journée nationale de commémoration. Chaque année, à Kigali et dans tout le pays, des marches, des rassemblements et des cérémonies sont organisés. En 2025, pour la 31e commémoration du génocide, une cérémonie a été organisée au Jardin de la Mémoire, dans le parc du Châssis.
Les centres de commémoration
Au Rwanda, on compte six principaux centres de commémoration du génocide de 1994, comme le Centre commémoratif de Kigali, de Murambi ou de Nyamata.
Le mémorial de Kigali :
En avril 2004, le Rwanda a inauguré le Mémorial du génocide de Kigali situé à Gisozi. Ce lieu sert à la fois de musée d’histoire et de site de recueillement en hommage au génocide. Il accueille encore aujourd’hui plus de 96 000 visiteurs par an et fait partie du patrimoine mondial. Ce mémorial conserve des documents, des témoignages et des objets liés aux massacres.
Le centre commémoratif de Murambi :
Le centre commémoratif du génocide de Murambi, dans le sud du Rwanda, a été fondé le 21 avril 1995 dans une ancienne école transformée en musée. Ce mémorial contient environ 50 000 tombes et expose les squelettes et corps momifiés de certaines victimes des massacres dans les régions environnantes.
Le centre commémoratif de Nyamata :
Le mémorial de Nyamata est situé autour d’une ancienne église, à 30 km au sud de Kigali. Il commémore le génocide des Tutsis en 1994 et conserve les restes d’environ 50 000 personnes. L’église et les bâtiments alentours servent à montrer les traces matérielles des massacres.
Autres centres mémoriaux :
Les centres de Ntarama, Bisesero et Nyarubuye complètent ce réseau de commémorations et permettent de conserver la mémoire collective du génocide, en montrant les lieux des massacres, les fosses communes et les témoignages des survivants.
Le rôle des associations
Plusieurs associations et Organisations Non Gouvernementales (ONG) œuvrent pour préserver la mémoire du génocide et soutenir les rescapés.
C’est le cas de l’organisation « Ibuka », dont le nom signifie « Souviens-toi » en kinyarwanda, créée après le génocide. Elle agit à la fois sur l’aspect juridique envers les responsables de ces crimes génocidaires, pour la défense de la mémoire des victimes, et apporte du soutien aux survivants des massacres de 1994. Elle lutte contre le négationnisme, c’est-à-dire la contestation ou la minimisation du génocide.
Ibuka possède des groupes d’ONG dans plusieurs pays : en Belgique (1994), en Suisse (association APAX, 1995), au Rwanda (1995) et en France (2002). Ces structures regroupent les survivants, les proches des victimes ainsi que toutes les personnes œuvrant dans le travail de mémoire.
Pourquoi l’État rwandais encadre-t-il fortement la mémoire ?
Des tensions mémorielles existent encore au Rwanda, entre la mémoire officielle promue par l’État et les souvenirs locaux ou familiaux, notamment sur la responsabilité des colonisateurs et de l’ONU.
Lors des procès du génocide, l’absence de condamnation envers les colonisateurs allemands et belges, alors qu’ils sont les principaux investigateurs de cette politique de discrimination envers les Tutsis, ainsi que l’inaction de la communauté internationale malgré la reconnaissance de responsabilité de l’ONU en 1999, a créé une double frustration parmi les habitants et nourri un scepticisme vis-à-vis de l’ONU et des institutions internationales.
À l’inverse, cette situation a renforcé la nécessité pour le pays de préserver sa mémoire et d’établir sa propre justice, à travers les mémoriaux, les commémorations et les tribunaux Gacaca, et a participé à la réconciliation nationale et à la reconstruction de l’unité du pays.
Ces divergences illustrent que la mémoire, bien qu’outil de réconciliation, peut rester conflictuelle et source de débats.
Lison FERNANDES
